vendredi 30 octobre 2009

Exposition "La légende du Roi Arthur"



Bonjour,

Avec les Marmottes nous sommes allées voir à la Bibliothèque Nationale Française (autrement appelée Bibliothèque François Mitterrand, n'est-ce pas Mam'zelle Marmotte ?) l'exposition "La légende du Roi Arthur".

Contrairement à ce que j'avais imaginé, ce n'était pas franchement prévu pour les enfants, bien qu'ils puissent y aller, hein ? Certes, quelques extraits de films, un questionnaire de jeux et recherches adapté aux 8-12 ans (dédaigné par la marmotte Numéro Trois quand elle vit l'âge indiqué), mais beaucoup à lire... Et non seulement beaucoup à pire, mais surtout, surtout...


... ce qui était par ailleurs parfaitement adapté à moi à défaut que ce le fut à la Marmotte...

... une quantité incroyable de manuscrits, des vrais... Oh peuchère ! Qu'est-ce que c'est beau...

Moults récits de moults auteurs (enfin pas tant que cela au demeurant) calligraphiés sur de magnifiques troupeaux de moutons (oui, avec cette quantité-là de manuscrits, on compte en troupeaux de moutons, pas en parchemins uniquement)...

Alors pas touche, bien sûr ! Chacun des manuscrits est enfermé sous sa cloche de verre... On ne s'appuie pas sur les tables s'il vous plaît, ça fait réagir les capteurs ! Pas de photo non plus... :(D'un autre côté, si c'est le seul moyen de conserver ces splendeurs...)

Voir cette quantité de parchemins rassemblés en un seul endroit alors que j'ai du mal à en écrire une page entière... Admirer la régularité des écritures... Constater les "corrections des erreurs"... Admirer les enluminures de quelques centimètres... Voir la grandeur (et je ne parle pas que du format) de ces magnifiques ouvrages... Découvrir la petite taille de certains écrits (et mon travail du "petit format" n'est qu'à la moitié de certains textes)

J'ai du coup fait deux tours... Un avec la guide... Nous n'avons pas vu le temps passer et hop, il était deux heures plus tard quand elle nous a laissés... Et un toute seule, juste pour regarder à nouveaux les manuscrits de très très près... Non je n'ai pas touché les cloches de verre...





Bref, c'est une magnifique exposition... Donc si cela vous tente, vous avez jusqu'au 25 janvier...



Bonne soirée
PS : Les illustrations viennent de la BnF et y retournent...

jeudi 22 octobre 2009

Les étoiles...

Bonjour,

Il semblerait que les cours prennent la direction du "petit" et du "grand"...

Notre précédente fin de semaine "calligraphie" était sous le signe du "petit format" à nouveau... "Petit format" donc... "petite plume"... C'est difficile à réaliser, mais ça se comprend aisément...
Cependant il fallait également insérer un mot, ou davantage, écrit en "grand format"... Euh... Mais un mot écrit avec une "grande plume" ne tient plus dans un format carte postale... (Oui, je sais, tant de logique étonne...).

Et de surcroît, interdiction de "superposer"... il semblerait que ce soit une solution de facilité à laquelle nous recourons un peu trop systématiquement... Après quelques manifestations rebelles, nous eûmes l'autorisation de superposer à condition d'essayer également autre chose...

J'ai donc commencé par "autre chose"...

Que la couleur devienne de plus en plus sombre au fil du texte est la conséquence d'un mélange pas tout à fait homogène, je n'ai pas tout à fait bien mêlé les encres on dirait... Mais dans ce cas-là, ça rend assez bien... (Note pour plus tard : ne pas mélanger les encres combinées dans le récipient quand je veux que des nuances apparaissent...) Juste le jaune est trop peu visible. Je crois aussi que l'espace entre les deux parties du texte est un peu trop grand, non ?

Puis, comme il me restait un peu de temps et que j'avais souscrit aux diktats oups ;) conseils professoraux, j'ai testé un petit soupçon de superposition. J'ai voulu donner un peu plus de présence au jaune précédent mais je me suis retrouvée carrément dans le orange... Ce n'était pas tout à fait prévu ainsi. Mais là encore, la combinaison de couleurs me plaît bien...

Et bien je trouve que ces deux couleurs vont bien ensemble... Je ne suis cependant pas sûre d'avoir finalement très bien visé l'endroit du petit texte sur le grand mot...

Il ne reste plus qu'à placer le nom de l'auteur...

Bonne journée
Véronique

samedi 17 octobre 2009

Callifusion : Si...

Bonjour,

Comme notre première "callifusion" est partie... loin... très loin... très très loin... et ne donne pas de nouvelle, nous avons décidé d'en démarrer une seconde... Je trouve ça dommage parce que le petit bonhomme ma plaisait bien ... Pfffffffff

Du coup, j'ai eu du mal à commencer une autre réalisation... D'autant plus que Monsieur L'Inspecteur m'avait prévu un plan d'occupation de mon temps libre... re-pfffffffffffff...

Finalement, je suis partie d'un beau texte de Rudyard Kipling...

SiRudyard Kipling
(1865 - 1936)


Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie,
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties,
Sans un geste et sans un soupir,
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre,
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles,
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
Sans mentir toi-même d'un mot,
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi,

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n'être qu'un penseur,
Si tu sais être dur sans jamais être en rage,
Si tu sais être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant,
Si tu peux rencontrer triomphe après défaite,
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête,
Lorsque tous les autres les perdront,
Alors les rois, les dieux, la chance et la victoire,
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et ce qui vaut bien mieux que les rois et la gloire,
Tu seras un homme, mon fils.

Je suis perplexe, ce n'est pas franchement ce que j'avais en tête... Je n'avais pas prévu que le rouge dilué à l'eau prendrait cette teinte rosée... J'ai l'impression de voir une bannière du drapeau national délavée par les lessives successives... J'aurais peut-être du repasser un coup de rouleau par dessus et écrire à nouveau le texte ?
Oui, tiens, c'est une idée, il faudra que j'y songe quand cela reviendra...

Bah... Nous verrons bien... En attendant, voici un plus gros plan...
Et encore plus gros... J'aime bien cette photo, tiens...



Bon...
Et bien mesdames, si vous arrivez à vous amuser avec cela, allez-y, je vous envoie le bébé...
Bonne journée

samedi 10 octobre 2009

Moi je suis un coquelicot...

Bonjour,

Voilà une petite calligraphie que j'ai dans l'idée de réaliser depuis juin dernier... depuis le spectacle de l'école de musique de Marmotte n° Trois pour être plus précise...

Mais il m'a fallu le temps... le temps d'apprendre à dessiner les coquelicots... trouver un modèle, essayer, rater, essayer, rater, essayer, rater, laisser tomber... Il y a une petite semaine, dans la classe de ma collègue, je trouve un tapis de souris publicitaire composé d'un petit paquet de feuilles sur lesquelles était dessiné ce joli coquelicot... Je lui ai demandé un feuillet et... voilà ma réalisation...

Mais non je n'ai pas dessiné... si j'ai raté tant d'essais avec un modèle, ce n'était pas pour réussir avec une publicité ! J'ai soigneusement découpé le coquelicot, j'ai gardé le coquelicot pour en faire un gabarit, j'ai gardé le feuillet pour en faire un pochoir... j'ai tracé le contour au crayon de bois... j'ai utilisé le pinceau pour remplir le contour d'eau puis j'ai posé des gouttes (encore !) d'encre qui se sont diluées dans l'eau...

Pour la petite histoire, c'était un spectacle sur les couleurs, le héros en ayant assez de la couleur de son pays décide de parcourir le monde à la recherche d'autres couleurs... En arrivant au rouge, nous avons vu un petit bonhomme qui, pendant la chanson, traversait timidement la scène de part en part en disant "Moi je suis un coquelicot."... une fois, deux fois, trois fois, quatre fois... Le comique de répétition fonctionnant à merveille pour cette phrase pas méchante pour deux sous, ni pour un, les spectateurs se sont mis à attendre la traversée de l'enfant et le "Moi je suis un coquelicot." A l'avant dernière réplique, "Moi je suis un" fut coupé par un "Oui, on sait : tu es un coquelicot" (tout à fait prévu dans le scénario)... Pour la dernière réplique, le petit bonhomme s'est arrêté au milieu de la scène en disant "Moi je suis un... grand timide"... En fait toute cette scène était très mignonne.

Alors tout l'été, nous avons décliné "Moi je suis un coquelicot" sans raison, juste parce que c'était mignon, juste parce que cela faisait rire les marmottes... Et j'ai eu envie de calligraphier cette petite phrase sur un coquelicot dessiné pour remercier Madame le Professeur de Solfège qui, bien qu'enceinte d'un nombre assez avancé de mois , a pris en charge toute l'organisation matérielle, musicale, chorégraphique, etc... de ce spectacle...

bonne journée

mercredi 7 octobre 2009

Goutte à goutte...

Bonjour,

Voici... venu... le temps des essais... des essais de gouttes... Oui, il fallait bien que cela arrive un jour après ceci et cela... Il fallait bien que je me fabrique un "répertoire de gouttes" pour savoir lesquelles utiliser en cas de nécessité... Je m'étais dit que j'allais essayer de tester différentes hauteurs de "lâcher de gouttes" afin de voir à partir de quelle hauteur la goutte prenait une forme intéressante SANS aller se jeter n'importe où sur la feuille, ce qui signifie en général exactement là où vous ne voulez pas...

J'ai donc sorti ma pipette, mon flacon d'encre (oui, verte, bien sûr, je n'allais pas faire des essais avec une couleur que j'aime bien, donc que j'utilise souvent et dont j'aurais pu manquer ultérieurement, je n'ai qu'un neurone, certes, il est fatigué, certes, mais il peut encore servir à l'occasion...) et ma grande règle...

Et j'ai laissé goutter la pipette... tous les cinq centimètres... Inutile de vous dire que plus c'est haut, plus la goutte s'écrase et prend forme, plus il y a de "petites projections" autour... moins vous contrôlez la zone de chute...


Néanmoins -et oreilles en plus- les gouttes restent régulières, ce qui peut-être intéressant... mais peut-être un peu trop semblables, ce qui peut l'être un peu moins... bref... de toute façon, tout dépend de l'effet recherché alors...

Dans un commentaire, Nathalie m'a fait part d'un point de son expérience en matière de gouttes et nous arrivons là dans un registre tout à fait différent... Ainsi donc, j'ai posé délicatement et très précisément ma goutte exactement là où je la voulais (bon ok, sur la feuille d'essais, cela n'a pas la moindre importance, mais sur les travaux, ça en aura !) puis j'ai mis un gant (Oui, là, ok, on arrive dans ma zone d'inconfort : il n'est pas question que je salisse volontairement mes mains avec de l'encre !) et j'ai écrasé, pulvérisé, choisissez le mot que vous voulez, la goutte d'un coup sec, plus ou moins fort, plus ou moins rapidement, de plus ou moins haut... mais en fait, c'est la force qui fait la différence, et la rapidité quand j'ai écrasé deux ou trois gouttes successivement...


Les gouttes sont moins "lisses", moins semblables... Nathalie disait "plus vivantes" et bien je crois qu'après les essais j'ai mieux compris ce que signifiait "vivante" pour une goutte... Mam'zelle Marmotte les trouve "plus drôles"... Ce n'est pas faux... Elles sont plus dynamiques, ont davantage de prestance, donc de présence... Sans compter qu'écraser des gouttes a un côté délicieusement régressif... ;)

La technique d'Isabelle est davantage... comment dirais-je... aléatoire... Typiquement le genre de techniques où j'ai tendance à placer la goutte exactement partout sauf à l'endroit où je la voudrais... Mais si l'on désire un effet aléatoire justement, c'est plutôt efficace...  Tremper la plume dans l'encrier et secouer d'un geste (ou plus) assez brusque(s) le porte plume sur ma feuille ou autre support au dessus de l'endroit où il est prévu qu'elle tombe( la goutte) ;-) ! Evidemment les retombées ne sont pas toujours très précises ! Mais souvent cela donne des choses intéressantes !

Le répertoire de gouttes/tâches s'est enrichi de trois techniques... ;) Ok, il est parti de zéro, mais il faut bien démarrer... Je crois bien que la deuxième est bien plus intéressante... Si vous en connaissez une autre... n'hésitez pas à la partager... ;)

J'ajouterai bien la technique du pulvérisateur pourri... certains de mes pulvérisateurs ont tendance à laisser tomber des gouttes par-ci, par-là, en plus de la jolie nébuleuse que je préférerais avoir... Certes, c'est encore plus aléatoire puisqu'il faut que le pulvérisateur soit assez pourri mais pas trop et que la zone de chute de la gouttes n'est pas garantie... ;) Mais en partant sur un grand format à recycler en cartes, c'est jouable... (Edit du 23/03/2014)

Bonne journée et merci encore Nathalie et Isabelle.

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