Extraits et Citations

Fannie Flagg

"Je crois que les pauvres gens sont de bonnes gens, sauf ceux qui sont méchants... Et ils seraient méchants même s'ils étaient riches."
Fanny Flagg
(Beignets de tomates vertes - p 36)

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"Vous savez, un coeur peut se briser mais il continue à battre de la même façon."
Fanny Flagg
(Beignets de tomates vertes - p 49)

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"Les gens sont comme ça, malheureusement, et quoi que tu fasses, tu ne les changeras pas. C'est la vie."
Fanny Flagg
(Beignets de tomates vertes - p 72)

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"Non, ce n'était pas de la mort dont elle avait peur. C'était de sa propre vie qui commençait à lui rappeler cette lugubre salle d'attente aux murs gris."
Fanny Flagg
(Beignets de tomates vertes - p 82)

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"Mais je vais vous dire une chose : on ne peut pas longtemps s'attrister sur son propre sort, sinon, c'est comme un cancer, sauf que ce n'est pas votre foie ou vos poumons qui pourrissent, mais votre âme."
Fanny Flagg
(Beignets de tomates vertes - p 88)

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Neil Gaiman

"Fais face à ta vie
Dans la peine, dans la joie,
Ne passe aucun chemin sans le prendre."
Nail Gaiman
(L'étrange vie de Nobody Owens - p 304)

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"Mais d'ici là, il y avait la Vie ; et Bod y entra les yeux et le cœur grands ouverts."
Nail Gaiman
(L'étrange vie de Nobody Owens - p 305)

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Gilles Legardinier

"Certains objets ont le pouvoir d'abolir le temps, mais jamais la peine. Le réconfort qu'ils vous procurent se paie. Le bonheur qu'ils semblent raviver s'en va d'autant plus loin quand vous les relâchez, comme le ressac d'une vague."
Gilles Legardinier
(Complètement cramé - p 55)

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"Nos vies biologiques sont-elles devenues si longues que, passée une limite, le coeur, n'ayant plus d'espace à offrir au futur, n'existe plus que par ce qu'il a déjà éprouvé ?"
Gilles Legardinier
(Complètement cramé - p 132)

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"... seul ce qui se partage a de la valeur. ...
Chacun est seul à un moment ou à un autre. Le tout, c'est de retrouver le chemin vers les autres, si c'est possible."
Gilles Legardinier
(Complètement cramé - p 163)

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"Est-ce le chemin parcouru qui fait de nous ce que nous sommes, ou bien choisissons-nous notre voie en fonction de ce qui nous touche ?"
Gilles Legardinier
(Complètement cramé - p 297)

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"Je me suis [souvent] demandé ce qu'aimer voulait dire. Je sais juste que ma vie était plus belle quand elle était là. J'étais bien avec elle. Ce qu'elle était et ce qu'elle faisait me plaisait. Elle m'impressionnait."
Gilles Legardinier
(Complètement cramé - p 308)

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"Par quel paradoxe se prive-t-on de ceux qu'on aime le plus ? Sans doute à cause des pires douleurs, celles que m'on s'inflige à soi-même..."
Gilles Legardinier
(Complètement cramé - p 361)

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"Laissez la vie vous porter."
Gilles Legardinier
(Complètement cramé - p 386)

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"Quelqu'un de bien m'a dit un jour qu'il fallait du temps pour savoir dire les choses simplement."
Gilles Legardinier
(Complètement cramé - p 386)

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Mathias Malzieu


"Premièrement, ne touche pas à tes aiguilles. Deuxièmement, maîtrise ta colère. Troisièmement, ne te laisse jamais, au grand jamais, tomber amoureux. Car alors pour toujours à l'horloge de ton cœur, la grande aiguille des heures transpercera ta peau, tes os imploseront et la mécanique du cœur sera brisée à nouveau."

Mathias Malzieu
(La mécanique du coeur" - p 9)


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C'est un orgue de Barbarie, c'est joli, n'est-ce pas ? me dit Madeleine.  Cet instrument fonctionne à peu près de la même manière que ton coeur, c'est sans doute pour cela qu'il te plaît autant. C'est de la mécanique avec des émotions à l'intérieur.
Mathias Malzieu
(La mécanique du coeur" - p 37)

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Les émotions ne sont pas aussi bien filtrées par les mécanismes de l'horloge qu'elles le seraient par les tissus.

Mathias Malzieu
(La mécanique du coeur" - p 43)

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Tous les plaisirs et toute la joie que l'amour peut faire ressentir se paient un jour ou l'autre en souffrances. Et plus on aime fort, plus la douleur à venir sera décuplée.
Mathias Malzieu
(La mécanique du coeur" - p 44)

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Gilles Paris



"Et pourquoi pensiez-vous que j’allais vous disputer ? / Parce qu’on est des enfants. » 
Gilles Paris
(Autobiographie d'une Courgette - p 104)

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"A quoi sert d'avoir une famille si elle a pas le temps de s'occuper de vous et de vous aimer ?"
Gilles Paris
(Autobiographie d'une Courgette - p 164)

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"Des fois, les grandes personnes faudrait les secouer pour faire tomber l’enfant qui dort à l’intérieur."
Gilles Paris
(Autobiographie d'une Courgette - p 172)

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"Antoinette m'a dit que c'était à cause de la vieillesse qui fait trop peur, alors les vieilles dames s'habillent en petites filles et elles font comme si le temps ne s'en rendait pas compte."
Gilles Paris
(Autobiographie d'une Courgette - p 217)

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"J'aime pas trop les surprises. Des fois, on est déçu : au fond des pochettes surprises y a qu'un œuf en plastique avec un soldat dedans. Sinon, ça fait battre le cœur trop fort et monter les larmes et on peut plus rien avaler comme le gâteau à Ferdinand pour mon anniversaire."
Gilles Paris
(Autobiographie d'une Courgette - p 221)

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"C'est facile de dire que Les Fontaines c'est une prison quand on cherche pas à scier les barreaux pour s'en échapper. Et les grandes personnes, c'est pareil. C'est plein de points d'interrogation sans réponses parce que tout ça reste enfermé dans la tête sans jamais sortir par la bouche. Après, ça se lit sur les visages toutes ces questions jamais posées et c'est que du malheur ou de la tristesse."
Gilles Paris
(Autobiographie d'une Courgette - p 224)

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"Les rides, c'est rien qu'une boîte à questions pas posées qui s'est remplie avec le temps qui s'en va."
Gilles Paris
(Autobiographie d'une Courgette - p 224)

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"On devrait me tatouer le mot "fragile" pour tous ceux qui regardent sans voir."
Gilles Paris
(Autobiographie d'une Courgette - p 254)

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"Les adultes, des fois, ça dit des trucs stupides à cause de la peur qui leur dévore le cœur."
Gilles Paris
(Autobiographie d'une Courgette)

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Jonathan Safran Foer

"La timidité, c'est quand on détourne la tête de ce qu'on veut. La honte, c'est quand on détourne la tête de ce qu'on ne veut pas."
Jonathan Safran Foer
(Extrêmement fort et incroyablement près)

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"J'ai passé toute ma vie à apprendre comment ressentir moins.
Chaque jour je ressentais moins.

Est-ce cela vieillir ?"
Jonathan Safran Foer
(Extrêmement fort et incroyablement près)

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Henning Mankell

"J'écris la chronique d'une vie qui a tourné court."
Henning Mankell
(Les chaussures italiennes - p 22)

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"Vivre, au fait, ce n'est jamais qu'avancer dans son petit bateau au milieu d'un flot de promesses variées à l'infini."
Henning Mankell
(Les chaussures italiennes - p 52)

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"La vie était ainsi : quelqu'un nage, quelqu'un d'autre le regarde."
Henning Mankell
(Les chaussures italiennes - p 67)

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"La plupart des voyages dont on rêve n'ont jamais lieu."
Henning Mankell
(Les chaussures italiennes - p 70)

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"Je ne crois pas aux miracles [...]. S'ils se produisent, parfait. Mais y croire, les attendre, c'est juste une façon de gaspiller le temps qu'il nous reste."
Henning Mankell
(Les chaussures italiennes - p 84)

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"Il arrive un moment où l'on n'a plus la force de nier ce qui arrive."
Henning Mankell
(Les chaussures italiennes - p 85)

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"Toute ma vie, j'ai eu froid. J'ai recherché la chaleur partout, dans les déserts et les pays tropicaux, mais j'ai toujours eu une petite stalactite accrochée au dedans. Beaucoup de gens trimballent du chagrin, d'autres des inquiétudes. Moi c'était une stalactite."
Henning Mankell
(Les chaussures italiennes - p 87)

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"Il est aussi facile de se perdre à l'intérieur de soi que sur les chemins des bois ou dans les rues des villes."
Henning Mankell
(Les chaussures italiennes - p 143)

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"La mort était une coupe claire où ne subsistait plus aucune des cachettes de la vie."
Henning Mankell
(Les chaussures italiennes - p 215)

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"J'ai trahi parce que j'avais peur d'être trahi à mon tour. Cette peur du lien, cette peur de sentiments trop intenses pour pouvoir être contrôlés, m'avait toujours poussé à réagir d'une seule façon : l'esquive, la fuite."
Henning Mankell
(Les chaussures italiennes - p 277)

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"Je ne crois pas qu'on doive tout partager. Si on fouille trop dans le coeur des autres, on risque de détruire l'amitié."

Henning Mankell
(Les chaussures italiennes - p 334)

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Antoine de Saint-Exupéry

"Droit devant soi, on ne peut pas aller bien loin."
Antoine de Saint-Exupéry
(Le Petit Prince - p 22)

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"Elles sont comme ça. Il ne faut pas leur en vouloir. Les enfants doivent être très indulgents envers les grandes personnes."
Antoine de Saint-Exupéry
(Le Petit Prince - p 24

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"Tu sais...quand on est tellement triste, on aime les couchers de soleil."
Antoine de Saint-Exupéry
(Le Petit Prince - p 31)

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"Les épines, à quoi servent-elles ?
- Les épines, ça ne sert à rien, c'est de la pure méchanceté de la part des fleurs !
- Oh !
- Je te ne crois pas ! Les fleurs sont faibles. Elles sont naïves. Elles se rassurent comme elles peuvent. Elles se croient terribles avec leurs épines..."
Antoine de Saint-Exupéry
(Le Petit Prince - p 32

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"Si quelqu'un aime une fleur qui n'existe qu'à un exemplaire dans les millions et les millions d'étoiles, ça suffit pour qu'il soit heureux quand il les regarde. Il se dit : "Ma fleur est là, quelque part... Mais si le mouton mange la fleur, c'est pour lui comme si, brusquement, toutes les étoiles s'éteignaient ! Et ce n'est pas important, ça !"
Antoine de Saint-Exupéry
(Le Petit Prince - p 34)

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"Il y avait, sur une étoile, une planète, la mienne, la Terre, un petit prince à consoler !"
Antoine de Saint-Exupéry
(Le Petit Prince - p 34)

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"On est seul aussi chez les hommes, dit le serpent."
Antoine de Saint-Exupéry
(Le Petit Prince - p 64)

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"Les hommes ? Il en existe, je crois, six ou sept. Je les ai aperçus il y a des années. Mais on ne sait jamais où les trouver. Le vent les promène. Ils manquent de racines, ça les gêne beaucoup."
Antoine de Saint-Exupéry
(Le Petit Prince - p 66)

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"Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie "créer des liens..."."
Antoine de Saint-Exupéry
(Le Petit Prince - p 72)

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"Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blés ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as les cheveux d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...
S'il te plaît, apprivoise-moi..."
Antoine de Saint-Exupéry
(Le Petit Prince - p 73)

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"On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard.Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchants. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi...

- Que faut-il faire ? dit le petit prince.
- Il faut être très patient, dit le renard..."
Antoine de Saint-Exupéry
(Le Petit Prince - p 73)

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"Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
- C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
- C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose..., fit le petit prince, afin de se souvenir.
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
- Je suis responsable de ma rose..., répéta le petit prince, afin de se souvenir."
Antoine de Saint-Exupéry
(Le Petit Prince - p 78)

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"On n'est jamais content là où l'on est, dit l'aiguilleur."
Antoine de Saint-Exupéry
(Le Petit Prince - p 79)

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"Le désert est beau, ajouta-t-il...
Et c'était vrai. J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence..."
Antoine de Saint-Exupéry
(Le Petit Prince - p 82)

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"On risque de pleurer un peu si l'on s'est laissé apprivoiser..."
Antoine de Saint-Exupéry
(Le Petit Prince - p 82)

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Jacques Salomé

Ce n'est pas parce que l'espérance a fait naufrage une fois qu'il faut renoncer à tout espoir.

Jacques Salomé
(Vivre avec soi : Chaque jour la vie... - p 233)

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Soyez les poètes de votre vie.

Osez chaque jour mettre du bleu à votre regard, 

de l'orange au bout de vos doigts, 

un sourire dans votre écoute et surtout, surtout, de la tendresse dans chacun de vos gestes.

Jacques Salomé
(Vivre avec soi : Chaque jour la vie... - p 233)

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Eric- Emmanuel Schmitt

Même penser me donnait des douleurs. Réfléchir ? Inutile. Me rappeler ? J'évitais... Prévoir ? J'évitais aussi. Je m'étais coupé du passé et de l'avenir. Ou, du moins, je tâchais... Parce que, si bazarder ma mémoire ne m'avait pas posé de problème tant elle charriait de méchants souvenirs, il m'était plus compliqué d'arrêter de rêver des scènes plaisantes. Je me l'interdisais pourtant, sachant que j'allais morfler au réveil, quand je réaliserais que c'était impossible.

Eric-Emmanuel Schmitt
(Le sumo qui ne pouvait pas grossir - p 12)

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Tu penses trop car tu interposes de la pensée entre le monde et toi ; tu bavardes plutôt que tu n'observes ; tu projettes des idées préconçues davantage que tu ne saisis les phénomènes. Au lieu de regarder la réalité telle qu'elle se présente, tu la vois à travers les lunettes teintées que tu te poses sur le nez... [...] C'est toi qui appauvris ta perception parce que tu n'y vois que ce que tu y mets : tes préjugés.

Eric-Emmanuel Schmitt
(Le sumo qui ne pouvait pas grossir - p 46)

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Mon cher Jun, je ne souhaite pas que tu aies une meilleure ou une pire opinion de toi, je souhaite que tu cesses de ruminer sur toi. Que tu te délivres de toi.

Eric-Emmanuel Schmitt
(Le sumo qui ne pouvait pas grossir - p 47)

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Tu agonises par ce que tu as tout recouvert, tes émotions, tes problèmes, ton histoire. Tu ne sais pas qui tu es, donc tu ne construis pas à partir de toi.

Eric-Emmanuel Schmitt
(Le sumo qui ne pouvait pas grossir - p 51)

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A moi, tu peux cacher ton nom, ton origine, tes traumatismes, ça ne m'empêche pas de vivre. Toi, si tu te les caches, ça t'empêche de vivre.

Eric-Emmanuel Schmitt
(Le sumo qui ne pouvait pas grossir - p 51)

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Si je dis peu, c'est pour oublier.
Là, c'est ton erreur, Jun. Ce qu'on refoule pèse plus lourd que ce qu'on explore. Aujourd'hui, tu peux partir et renoncer [...] : je ne te retiendrai pas. Cependant, j'ai peur que tu fausses compagnie aussi à ton destin. Continue ainsi, Jun, tu n'auras pas d'avenir.



Eric-Emmanuel Schmitt
(Le sumo qui ne pouvait pas grossir - p 51)

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Certes, le découragement me saisissait souvent ; pour me remettre sur le bon chemin, je songeais à notre conversation et je me répétais une phrase de Shomintsu : "J'ai dit que c'était possible, pas que c'était facile."

Eric-Emmanuel Schmitt
(Le sumo qui ne pouvait pas grossir - p 59)

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Jun, si ce que tu dis n'est pas plus beau que le silence, alors tais-toi.


Eric-Emmanuel Schmitt
(Le sumo qui ne pouvait pas grossir - p 62)

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Le gros en moi, ça y est, je le vois : le gros, ce n'est pas le vainqueur des autres, mais le moi qui marche devant moi, qui me guide, m'inspire.

Eric-Emmanuel Schmitt
(Le sumo qui ne pouvait pas grossir - p 77)

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Tu as raison, Jun. Le but, ce n'est pas le bout du chemin, c'est le cheminement.
Voilà. Je ne veux pas triompher, je veux vivre.


Eric-Emmanuel Schmitt
(Le sumo qui ne pouvait pas grossir - p 77)

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C'est une maladie d'être optimiste ?
Non. C'est une maladie de l'être trop. L'excès devient pathologique.



Eric-Emmanuel Schmitt
(Le sumo qui ne pouvait pas grossir - p 80)

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JRR Tolkien

"Bonjour ! dit Bilbo. Et il était sincère, Le soleil brillait et l'herbe était très verte.
- Qu'entendez-vous par là ? dit-il [Gandalf] Me souhaitez-vous le bonjour ou constatez-vous que c'est une bonne journée, que je le veuille ou non, ou que vous vous sentez bien ce matin, ou encore que c'est une journée où il faut être bon?"
JRR Tolkien
(Bilbo le Hobbit - p 10)

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Simone Veil

"La mauvaise conscience générale permet à chacun de se gratifier d'une bonne conscience individuelle : ce n'est pas moi qui suis responsable, puisque tout le monde l'est."
Simone Veil
(Une vie - p 96)

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Irvin D. Yalom

"L'esprit n'est jamais en grève. Il est toujours au travail, mais il arrive que quelque chose bloque l'accès. Le plus souvent c'est qu'il y a comme une gêne."
Irvin D. Yalom
(Le problème Spinoza - p140)

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"Je suis esclave du désir que j'ai de votre approbation."
Irvin D. Yalom
(Le problème Spinoza)


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"L'avenir est déterminé par ce qu'on a vécu, par notre personnalité physique et psychologique -nos passions, nos peurs, nos buts, nos obsessions, l'amour que l'on se porte à soi-même, la relation qu'on a à l'Autre."
Irvin D. Yalom
(Le problème Spinoza)


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"Identifier et comprendre ce sentiment de non appartenance que vous avez."
Irvin D. Yalom
(Le problème Spinoza)


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"Plus jamais je ne m'enfermerai dans mon désir d'enfant d'être pris dans les bras."
Irvin D. Yalom
(Le problème Spinoza)


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"C'est la crainte qui alimente la superstition."
Irvin D. Yalom
(Le problème Spinoza - p 258)

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"Je n'ai aucun plan préconçu, pourtant une idée me vient à présent. C'est juste une hypothèse, mais je me demande si vous pourrez jamais vous sentir chez vous quelque part, parce que le "chez soi" n'est pas un lieu, c'est un état d'esprit. C'est se sentir à sa place où l'on est, c'est être bien dans sa peau."
Irvin D. Yalom
(Le problème Spinoza - p 141)

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"Silencieux sont les morts, ceux qui se sont éteints dans le même lit."
Irvin D. Yalom
(Le problème Spinoza - p 60)

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"L'explication apaise. Elle délivre de l'angoisse qui nait de l'incertitude."
Irvin D. Yalom
(Le problème Spinoza)


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"Nous pouvons surmonter nos tourments et toutes les passions humaires en parvenant à la compréhension d'un monde tissé par la logique."
Irvin D. Yalom
(Le problème Spinoza)


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"Il faut avoir pour objectif de vous changer plutôt que de chercher à changer le comportement d'autrui. Votre relation à l'Autre est dan une certaine mesure liée à l'idée que vous vous faîtes de l'Autre et de la relation."
Irvin D. Yalom
(Le problème Spinoza)


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"Vous êtes la proie de vos émotions. Vous submergent des vagues d'anxiété, de peur et de dépréciation de vous-même."
Irvin D. Yalom
(Le problème Spinoza)


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"Celui qui aime comme il le doit n'attendra pas d'être aimé en retour."
Irvin D. Yalom
(Le problème Spinoza)


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"Chercher la paix de l'esprit l'équilibre, l'indépendance par rapport à l'influence des autres, une réflexion sereine et une discipline qui permettent d'acquérir une vision claire du monde (et de soi-même)."
Irvin D. Yalom
(Le problème Spinoza)



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"J'ai passé ma vie entière à tenter d'échapper à mon passé, à m'élever au-dessus de lui. Ma vie entière, j'ai tendu vers la libération et l'élévation. Se peut-il que je n'aie échappé ni à mon passé, ni à ma mère ?"
Irvin D. Yalom
(La malédiction du chat hongrois - p 14)

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"Nous avons l'art, a dit Nietzsche, pour ne pas périr de la vérité." Je considère donc la créativité comme la voie royale et j'ai transformé toute ma vie, toutes mes expériences, tous mes rêves en une sorte de tas de compost intérieur et fumant à partir duquel je tente de former, de temps à autre, quelques chose de nouveau et de beau."
Irvin D. Yalom
(La malédiction du chat hongrois - p 16)

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"Celui qui a un "pourquoi" peut supporter n'importe quel "comment"."
Irvin D. Yalom
(La malédiction du chat hongrois - p 31)

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"A chaque gorgée d'air que nous rejetons, c'est la mort qui allait nous pénétrer, et que nous chassons... Enfin il faudra qu'elle triomphe ; car il suffit d'être né pour lui échoir en partage ; et si un moment elle joue avec sa proie, c'est en attendant de la dévorer. Nous n'en conservons pas moins notre vie, y prenant intérêt, la soignant, autant qu'elle peut durer ; quand on souffle une bulle de savon, on y met tout le temps et les soins nécessaires ; pourtant elle crèvera, on le sait bien."
Irvin D. Yalom
(La méthode Schopenhauer - p 9)

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"Oui, la mort s'était bel et bien installée, elle ne le quitta plus une seule seconde et toutes les horreurs qui allaient suivre n'étaient que des post-scriptum prévisibles."
Irvin D. Yalom
(La méthode Schopenhauer - p 11)

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"... un torrent de compassion pour elle et pour ses frères humais, victimes de ce curieux dévoiement de l'évolution qui leur accorde la conscience de soi mais sans l'équipement psychologique adéquat pour apaiser la douleur du caractère éphémère de l'existence."
Irvin D. Yalom
(La méthode Schopenhauer - p 21)

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"Car qu'avons-nous d'autre au monde sinon cet intervalle, béni et miraculeux, de vie et de conscience de soi ?"
Irvin D. Yalom
(La méthode Schopenhauer - p 23)

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"S'il ne fallait honorer et bénir qu'une seule chose, ce devrait être simplement celle-là : le cadeau inestimable de la pure existence."
Irvin D. Yalom
(La méthode Schopenhauer - p 24)

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"Vivre dans le désespoir parce que la vie a une fin, parce qu'elle ne propose pas de but élevé ou de projet grandiose, voilà qui est faire preuve d'une ingratitude grossière."
Irvin D. Yalom
(La méthode Schopenhauer - p 24)

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"Julius compris les paroles de Nietzsche comme une injonction à choisir sa propre vie, à la vivre plutôt que d'être vécu par elle. Autrement dit, il lui fallait aimer son destin. IL y avait surtout cette question maintes fois posée par Zarathoustra : serions-nous prêts à recommencer, encore et pour toujours, la vie que nous avons vécue ?"
Irvin D. Yalom
(La méthode Schopenhauer - p 25)

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"Les enfants privés de l'amour maternel ne parviennent pas à entretenir la confiance minimale requise pour s'aimer eux-mêmes, pour croire que les autres vont les aimer ou, tout simplement, pour aimer la vie."
Irvin D. Yalom
(La méthode Schopenhauer - p 64)

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"La vie était-elle à ce point accablante qu'il fallût la sacrifier sur l'autel de la sérénité ?"
Irvin D. Yalom
(La méthode Schopenhauer - p 211)

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"Je trouve que la vue qu'on embrasse du sommet d'une montagne contribue beaucoup à nous offrir des horizons sur le monde [...] Tous les petits détails disparaissent. Seul ce qui est grand conserve ses contours."

Schopenhauer
Irvin D. Yalom
(La méthode Schopenhauer - p 237) 

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Très jeune, il saisit intuitivement le sens du "sub specie aeternitatis" de Spinoza, c'est-à-dire voir le monde et les événements du point de vue de l'éternité.
Irvin D. Yalom
(La méthode Schopenhauer - p 237

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Mais jamais vous n'avez évoqué ce que ces mêmes philosophes -je pense aux Grecs- ont dit sur les joies de la "philia", "l'amitié". Je me rappelle l'un de mes tuteurs qui me citait un passage d’Épicure disant que l'amitié était le principal ingrédient d'une vie heureuse, et que manger sans un ami proche revenait à mener une vie de lion ou de loup. Enfin, la définition de l'ami, par Aristote, comme étant celui qui tire de vous ce que vous avez de meilleur et de plus sain, se rapproche de ma vision du psychothérapeute idéal.
Irvin D. Yalom 
(La méthode Schopenhauer)

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Schopenhauer nous demande de vivre et de jouir de la vie maintenant, plutôt que de vivre dans l'espoir d'un avenir meilleur. Deux générations plus tard, Nietzsche allait reprendre cette injonction à son compte, voyant dans l'espoir notre plus grand malheur, mettant au pilori aussi bien Platon et Socrate que le christianisme, tous coupables de nous avoir détournés de la seule vie dont nous disposions et de nous faire regarder vers un illusoire au-delà.
 Irvin D. Yalom 
(La méthode Schopenhauer)

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J'ai assisté à des heures et des heures de discussions sur l'abandon de tous les liens, y compris cette idée absurde que nous pouvons nous couper de l'attachement notre propre ego. En fin de compte, j'ai eu le sentiment très net que tout cela était une négation de la vie. [...] La solution que tu as trouvé à tes propres problèmes est une fausse solution. Ce n'est même pas une solution, c'est encore autre chose... C'est un abandon de la vie. 
Irvin D. Yalom
(La méthode Schopenhauer)

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Plus d'un ami qui ne peut briser ses propres chaînes a su pourtant en libérer son ami. 
Nietzsche 
Irvin D. Yalom
(La méthode Schopenhauer - p 435)

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Même quand aucune situation extérieure n'intervient, je nourris en moi une inquiétude perpétuelle qui me fait voir et chercher des dangers là où ils n'existent pas, et la moindre contrariété grossit indéfiniment, entravant complètement mes relations avec les gens.
 Irvin D. Yalom
(La méthode Schopenhauer - p 344)

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Nul ne souhaite, pense-t-il, aider autrui : au contraire, les gens ne désirent qu'accroître leur pouvoir et dominer.
Irvin D. Yalom
(Et Nietzsche a pleuré - p 34)

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Ce n'est pas la vérité qui est sacrée, mais la quête de sa propre vérité !
Irvin D. Yalom
(Et Nietzsche a pleuré - p 105)

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Le vrai choix, le seul choix, ne peut s'opérer qu'à la lumière de la vérité.
Irvin D. Yalom
(Et Nietzsche a pleuré - p 105)

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L'espérance ? Mais l'espérance est le pire des maux !
Irvin D. Yalom
(Et Nietzsche a pleuré - p 106)

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Que nous vaut un livre qui n'a même pas la vertu de nous emporter par-delà tous les livres ?
Irvin D. Yalom
(Et Nietzsche a pleuré - p 118)

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Deviens qui tu es.
Nietzsche
Irvin D. Yalom
(Et Nietzsche a pleuré - p 144)

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Ce qui ne me tue pas me rend plus fort.
Nietzsche
Irvin D. Yalom
(Et Nietzsche a pleuré - p 144)

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La peur ne naît pas de l'obscurité ; au contraire, elle est comme les étoiles -toujours là mais éclipsée par la lumière du jour.
Nietzsche
Irvin D. Yalom
(Et Nietzsche a pleuré - p 243)

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Le but suprême est bien d'être indépendant du regard d'autrui.
Irvin D. Yalom
(Et Nietzsche a pleuré - p 245)

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Il faut porter du chaos en soi pour accoucher d'une étoile qui danse.
Nietzsche
Irvin D. Yalom
(Et Nietzsche a pleuré - p 253)

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Pour établir une relation avec autrui, il faut d'abord établir une relation avec soi-même. Si nous sommes incapables d'affronter notre propre solitude, nous ne faisons qu'utiliser les autres comme des boucliers.
Nietzsche
Irvin D. Yalom
(Et Nietzsche a pleuré - p 386)

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Je sais maintenant que le secret d'une vie heureuse est d'abord de vouloir ce qui est nécessaire, et ensuite d'aimer ce qu'on a voulu.
Irvin D. Yalom
(Et Nietzsche a pleuré)

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Peut-être que nous sommes tous des compagnons de souffrance incapables de voir la vérité de l'autre.
Irvin D. Yalom
(Et Nietzsche a pleuré)

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Quel paradoxe ! s'exclama Breuer. La solitude n'existe que par la solitude. Une fois partagée, elle s'évapore aussitôt.
Irvin D. Yalom
(Et Nietzsche a pleuré - p 413)

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"Mes anciennes valeurs, si mauvaises et limitées soient-elles, se désagrègent, et je ne vois pas bien par quoi les remplacer."
Irvin D. Yalom et Ginny Elkin
(Dans le secret des miroirs - p 389)

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"Votre quête frénétique d'amour est irrationnelle : c'est une séquelle figée d'un comportement ancien transporté dans le présent et mal adapté à votre vie d'adulte. Votre panique à l'idée d'être privée d'amour appartient sans aucun doute à votre petite enfance et elle est tout aussi irrationnelle : vous êtes capable de survivre sans étouffer ce qui vous nourrit."
Irvin D. Yalom et Ginny Elkin
(Dans le secret des miroirs - p 428)

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"Non seulement votre demande est irrationnelle, mais elle est tragiquement porteuse de défaite : vous ne pouvez en aucun cas vous assurer un amour adulte par l'intermédiaire d'une terreur et d'un effacement puérils. [...] Vous vous infligez une pire violence : vous étouffez la personne que vous pourriez devenir, vous condamnez presque toute votre personne à un enterrement prématuré. Vous souffrez de vos efforts quotidiens et de vos petits échecs, et sous tout cela, il y a une souffrance plus grande encore, parce que vous savez ce que vous vous infligez."
Irvin D. Yalom et Ginny Elkin
(Dans le secret des miroirs - p 429)

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